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A la Saint Glinglin

A la Saint Glinglin

Alors que la question des soldes agite les esprits de tous les commerçants (après celle des conséquences des samedis jaunes…), voilà que s’annonce pour 2020 un nouveau moment festif autour du commerce, baptisé la Saint Glinglin, imaginé par une agence de com’ spécialisée dans les animations retail et destiné à aider à retisser le lien entre les consommateurs et leurs commerçants. Un logo (bleu, blanc, rouge souriant) a été conçu pour la circonstance et même une accroche : « A la saint Glinglin, tout est possible ». Pas tant que ça puisque l’événement aurait du être inauguré cette année, mais a été repoussé en raison du climat social…

L’idée est cependant à souligner puisqu’elle a le mérite de ne pas venir s’ajouter à la liste des nouveaux événements strictement commerciaux désormais installés dans le paysage de la consommation comme les « soldes privées », le Black Friday ou encore les French Days… La Saint Glinglin durera une semaine et prendra place autour du 20 mars, premier jour du printemps, entre la fin des soldes, en février, et la fête des mères, fin mai. La confirmation que le marketing a décidément bien horreur du vide. Elle ne sera donc pas synonyme de rabais, mais d’animations, de rencontres et d’offres visant à fédérer commerces indépendants, enseignes nationales, restaurateurs, municipalités, managers de centre-ville et tissus associatifs pour créer un nouveau rendez-vous populaire rythmé par des pique-niques, des verres avec les commerçants ou des spectacles chez les enseignes. Une manière, aux dires de l’agence, de renouer avec les racines du commerce vivant qui, à l’image des foires médiévales, mêlait découvertes, artisanat, troc, discussions et rassemblements populaires. Pourquoi pas.

L’émergence d’une telle proposition ne doit rien au hasard. Le commerce du monde réel est en pleine mutation. Il se cherche une nouvelle place face à l’explosion de la vente en ligne et à une génération de consommateurs élevés aux réseaux sociaux pour qui la parole de l’enseigne a perdu de sa valeur. Renouer avec ses fondamentaux est sans doute une bonne voie à suivre. Participer à la vie locale, être des lieux de socialisation et d’échanges, de retrouvailles communautaires et pas seulement «d’expériences à vivre» plus ou moins artificielles où les écrans ne sont jamais loin.

La plus belle des expériences à vivre n’est-elle d’ailleurs pas celle de la rencontre ?

So What ?

Rencontre entre générations, rencontre avec des métiers, rencontre avec une culture locale, c’est de vérité et de proximité que le commerce d’aujourd’hui doit se nourrir pour se régénérer.

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